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On pourrait croire que la ponctuation vient seulement améliorer, éclaircir ou sublimer une phrase. C’est vrai, mais elle est aussi indispensable à sa bonne compréhension.
Sans ponctuation, une phrase n’est qu’une succession désordonnée de mots et ce, dans toutes les langues, y compris celles basées sur les kanji (caractères), comme le japonais.

Ponctuation japonaise : les particularités

Voici quelques-unes des spécificités de la ponctuation japonaise comparée au français :

  • Les espaces : En japonais, il n’y a pas d’espace entre les différents kanji. Les seuls espaces visibles sont ceux qu’apportent les marques de ponctuation (d’ailleurs, la marque de ponctuation et son espace sont des caractères informatiques indivisibles) ou qui servent à lever une ambiguïté au sein d’une phrase.
  • La virgule 、: Elle se présente sous la forme d’une barre oblique allant du haut à gauche au bas à droite et équivaut à la virgule et au point-virgule français. Elle permet d’imposer une pause au sein d’une phrase.
  • Le point 。: Il se présente sous la forme d’un petit rond et s’utilise de la même manière qu’en français.
  • Le point intermédiaire/central ou point de séparation ・: Celui-ci est centré à la verticale et sert à éviter une confusion qui pourrait avoir lieu en collant deux katakana (signes correspondant à une syllabes) l’un à l’autre, à séparer les éléments d’une liste ou encore à signaler le début et la fin de mots d’origine étrangère.
  • Le point d’exclamation : Il s’utilise comme en français, pour indiquer le volume ou l’émotion, même si son usage est relativement nouveau et encore rare.
  • Le point d’interrogation : Il est beaucoup moins utilisé en japonais qu’en français, en particulier, dans le langage formel, car il existe un marqueur grammatical qui, placé en fin de phrase, indique déjà qu’il s’agit d’une question : か (la syllabe Ka). Pourtant, dans la langue de tous les jours, ce marqueur grammatical est souvent doublé d’un point d’interrogation.
  • Le tiret : En japonais, le tiret droit long ー sert pour indiquer une voyelle longue avec un katakana. Pour marquer la différence, on utilise le tiret en forme de vague 〜pour indiquer une plage de nombres (2~4) ou une durée, comme en français.
  • Les guillemets : À la place de nos guillemets ‘simples’ ou « doubles », les Japonais utilisent des demi-crochets. Les plus courants sont les guillemets simples「」. Les guillemets doubles『』servent uniquement en cas de citation dans une citation, auquel cas les guillemets doubles encadrent les guillemets simples.

Cette liste pourrait se poursuivre, car d’autres signes de ponctuation sont utilisés en japonais, comme les deux-points ou les parenthèses, mais leur usage est assez intuitif.

Ponctuation japonaise : les kaomoji

Pour terminer sur une note plus ludique, évoquons les kaomoji (émoticônes japonaises basées sur des signes de ponctuation), qui sont assez répandues. À la différence de leurs homologues français ou britanniques, les kaomoji se concentrent sur les expressions des yeux et ont la particularité de se lire sans pencher la tête. Ils s’inspirent des expressions des personnages de mangas. Par exemple, (^_^) est le kaomoji le plus fréquemment utilisé pour marquer le rire, mais il existe de nombreuses autres déclinaisons telles que (^▽^), (・∀・) ou (^v^). (#^.^#) signifie être timide, (ToT) pleurer et (*^▽^*) être heureux.


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