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La langue française est une langue extraordinaire. Réputée complexe sur le plan grammatical ou syntaxique (sans parler de l’orthographe !), elle offre cependant un champ lexical extrêmement riche et varié qui permet différents styles d’expression, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Mais si la diversité de notre langue est si belle, c’est aussi grâce aux influences des langues étrangères qu’a connu le français au fil des siècles. De nombreux mots du quotidien viennent en fait de l’anglais, de l’italien, du néerlandais ou même de l’arabe, du persan ou du nahuatl (langue aztèque), pour les plus exotiques.

Vocabulaire : l’influence anglo-saxonne

De nos jours, l’anglais est, bien entendu, très présent dans le français courant. Du marketing au manager, en passant par le brainstorming, le monde du commerce et du business abonde de termes anglophones. Au quotidien également, l’influence anglo-saxonne est très palpable (même si parfois les mots ont été francisés au passage) : on a un planning chargé en semaine, on est overbookés, donc le week-end permet de faire un break ; on utilise du shampooing sous la douche, on joue au football… Les exemples ne manquent pas !

Mais saviez-vous qu’en parlant français, vous parliez également inuit ou turc ? Quand vous mettez votre anorak, en hiver, ou que vous faites une sortie kayak en été, vous utilisez des mots d’inuktitut, la langue du peuple inuit. Et quand vous prenez votre café, que vous achetez des yaourts ou que vous menez une vie de pacha, votre routine quotidienne se donne un petit air de Turquie.

Une kyrielle de mots venus d’Italie et d’Allemagne

Plus proche de nous, l’italien ou l’allemand ont également influencé notre langue. Du brigand au bambin, de la mascarade au charlatan, une kyrielle de mots venus d’Italie font partie de notre vie de tous les jours. Sans compter bien sûr tous les termes culinaires, spaghetti, pizza, carpaccio, et tutti quanti ! L’allemand se fait plus discret dans le français, car l’influence germanique est passée, au départ, via la langue romane et l’ancien français de façon moins discernable dans des mots comme fauteuil ou cible. Les termes plus récents ont, en revanche, gardé une consonance allemande plus notable. C’est évident pour des mots comme ersatz, bunker ou même choucroute, mais qui aurait dit qu’accordéon, calèche, loustic, nouille ou trinquer étaient d’origine germanique ?

Même des langues peu connues, comme le nahuatl, encore parlé par les descendants des Aztèques en Amérique du Sud, nous ont donné quelques mots en français, et pas des moindres ; chocolat, avocat, cacahuète ou tomate, autant de mets délicieux ramenés en Europe par les conquistadors et dont les noms sont venus étoffer encore un peu plus notre vocabulaire.

Une diversité qui résonne comme une invitation au voyage

Au final, les amoureux de la langue française le savent : notre langue est le fruit des nombreux échanges que nous avons eus par le passé avec nos voisins, d’abord, puis avec les pays du monde entier. Des influences que la mondialisation n’a fait qu’accélérer ces dernières années et qui permettent au français d’être en constante évolution, avec toujours cette diversité qui résonne un peu comme une invitation au voyage.

Elsa Hoffmann


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