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Traduire, c’est l’art de manier les mots dans une langue cible donnée, de les combiner pour qu’ils forment un texte fluide et fidèle à la source originale. Et si le style et le registre de langue choisis font partie de la base de toute traduction, c’est encore plus vrai pour le secteur du luxe.

La recherche du mot juste, de la plus belle expression

Le monde du luxe est un univers très singulier qui se distingue des autres par un certain nombre de concepts phare qui le définissent. L’excellence, l’héritage ou le savoir-faire, pour n’en citer que quelques-uns, sont considérés comme de véritables piliers par les marques qui s’inscrivent dans cette tendance. Ainsi, en traduction comme en rédaction, la place de premier plan occupée par ces concepts doit se refléter au travers des termes utilisés dans les différents supports de communication. C’est toute l’identité de la Maison qui est en jeu. On doit pouvoir, dès les premières lignes, déceler le caractère haut de gamme des services ou produits proposés par lesdites marques, sans pour autant tomber dans l’excès et le faste grandiloquent.

Pour cela, il convient bien entendu d’avoir avant tout une belle plume, mais également de savoir sélectionner avec soin les mots appropriés. Il y a notamment une terminologie « de base » à connaître, une sorte de lexique des mots du luxe, qui peut varier en fonction des marques, mais qui contient tout de même quelques incontournables. Par exemple, on parlera plus volontiers de « joaillerie » que de « bijoux », de « maison » plutôt que d’« entreprise » et on utilisera « garde-temps » en alternative à la « montre ». De nombreux qualificatifs comme « exclusif », « d’exception », « emblématique » ou « intemporel » sont également très prisés dans ce domaine. Ces termes véhiculent, en effet, tout le prestige qu’implique le luxe.

L’art de susciter de l’émotion à travers les mots

Le choix des mots dans l’univers du luxe : les enjeux de l’adaptation 1

Si le propre d’un texte marketing est évidemment de donner envie au consommateur d’acheter le produit de la marque, côté luxe, la subtilité est de mise. C’est l’émotion suscitée par les mots qui engendre le désir d’être l’heureux propriétaire d’une pièce d’exception.

Le travail du traducteur va donc au-delà d’une simple transposition d’une langue à une autre. On parle d’ailleurs plus volontiers d’adaptation, voire même parfois de « transcréation ». Le texte doit recréer l’univers de la marque, en restituant fidèlement ses valeurs et son identité, tout en étant parfaitement adapté à la culture du public cible.

Car c’est bien là tout l’enjeu de cette adaptation : obtenir la même résonnance d’un pays à un autre, sans « sonner faux ». Car en fonction du pays et même de la région où l’on habite, nous n’avons pas la même notion de ce qu’est le luxe. Ostentatoire pour certains, plus raffiné et discret pour d’autre, le luxe s’affiche sous différentes formes. En Chine, par exemple, où l’industrie du luxe est de plus en plus présente, un produit haut de gamme agit comme un véritable marqueur social qui témoigne de la réussite d’un individu. Il doit donc être bien visible et symbolise l’appartenance à un statut social particulier. En Europe occidentale, et notamment en France, le luxe est de moins en moins associé à l’excès. S’il reste synonyme de prestige, c’est la technicité de haut vol, ainsi que le savoir-faire derrière sa fabrication qui séduisent désormais les acheteurs.

Ainsi, pour assurer son rayonnement à l’international, une maison de luxe doit nécessairement se soucier du choix des mots dans sa communication sous toutes ses formes et dans toutes les langues.

 


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